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Transformer les défis en victoires : le parcours inspirant de Martin

Martin Legault n’avait que 28 ans lorsque sa vie a basculé. Il a d’abord perdu subitement la vue d’un œil, puis a commencé à perdre la sensation dans ses pieds et ses jambes. Peu de temps après, il recevait un diagnostic qui allait changer sa vie : il était atteint de sclérose en plaques.

« Ce fut un choc. Je ne savais pas si je remarcherais un jour. »

À l’époque, Martin était jeune, déterminé et amoureux. Lui et sa petite amie, Mélanie, étaient en couple depuis neuf ans. Ils bâtissaient leur carrière et rêvaient de l’avenir, un avenir soudainement devenu incertain. Dans ce qu’il décrit comme un moment de vérité chargé d’émotions, Martin a dit à Mélanie que le choix lui revenait.

« Je lui ai dit que si elle décidait de partir, je comprendrais. Je ne savais pas ce que l’avenir me réservait avec la sclérose en plaques. »

Mélanie a choisi de rester. Et 22 ans plus tard, leur lien est plus fort que jamais. Ensemble, ils ont gravi le mont Kilimandjaro et élevé deux filles, Manue, 19 ans, et Flavie, 17 ans. Leur relation est teintée d’aventure, de résilience et d’amour. 

 

Un modèle de résilience et de leadership

Au cours de ses 26 années de carrière à Croix Bleue Medavie, Martin est passé d’un rôle à la tarification – où il évaluait les risques et fixait les primes – à un poste de direction responsable de la tarification et des prévisions financières au Québec, en Ontario et au Canada atlantique.

Aujourd’hui, à titre de vice-président adjoint, Actuariat et tarification, il met à profit son expertise en gestion des risques et en planification financière afin d’élaborer des stratégies, de favoriser l’innovation et d’améliorer le service offert aux adhérents et adhérentes.

« Medavie a soutenu ma croissance professionnelle en m’encourageant à piloter de nouveaux projets et à proposer des idées novatrices qui aident notre équipe à atteindre ses objectifs, affirme Martin. Cette confiance me motive à obtenir des résultats concrets, même lorsque des défis font surface. »

 

Là où tout a commencé : nature, amitié et résilience

Martin a grandi à Val-d’Or, une petite ville située à environ 600 kilomètres au nord de Montréal. Entouré de lacs et de forêts, il a développé un amour inconditionnel de la nature et des activités de plein air.

Il se souvient du premier gros poisson qu’il a pêché à l’âge de six ans, aux côtés de son père. Mais ce qui l’a marqué par-dessus tout, ce sont les sons paisibles de la nature.

« Je passe la plupart de mes vacances en camping, ça me relaxe vraiment. »

Martin demeure proche de ses amis d’enfance. Bien que son cercle d’amis se soit élargi lorsqu’il est venu étudier à Montréal, une transition qui n’a pas été facile, ces amitiés de longues dates l’ont aidé à s’adapter et continuent d’être pour lui un solide réseau de soutien encore aujourd’hui.

Quand Martin a reçu son diagnostic de sclérose en plaques en 2003, sa famille, ses amis et ses collègues se sont mobilisés pour le soutenir. Un de ses collègues s’est même proposé pour transporter ses dossiers du bureau de Medavie, au centre-ville de Montréal, à son domicile afin qu’il puisse continuer à travailler.

La conjointe et les amis de Martin, inspirés par sa détermination et désireux de lui témoigner leur soutien, ont formé une équipe de cyclistes dans le cadre de Vélo SP, une série d’événements cyclistes caritatifs organisés par SP Canada à l’échelle du pays. Cette année, l’événement rassemblait dans son ensemble près de 3 000 participants et participantes et a permis d’amasser des fonds pour la recherche sur la sclérose en plaques et des programmes qui viennent en aide aux personnes atteintes de cette maladie.

« En 2004, je ne pouvais pas faire de vélo, alors mes amis ont roulé pour moi. »

Mais en 2005, Martin a retrouvé sa mobilité et est remonté sur un vélo dans le cadre de l’événement Vélo SP. Les deux ou trois premières années, il a participé à l’événement une seule journée, réalisant un parcours de 75 kilomètres, et après quelques années, il a pris part aux deux journées pour rouler 150 kilomètres. Bien que le cyclisme ne faisait pas partie de sa vie avant, il participe maintenant à l’événement chaque année, et plus récemment en utilisant un tricycle doté d’un moteur à assistance électrique.

Martin a étendu son engagement envers la défense des intérêts des personnes atteintes de sclérose en plaques (SP) au‑delà du cyclisme. Il est devenu président du conseil d’administration de la division québécoise de SP Canada et siège depuis plus récemment au conseil d’administration national de l’organisation qui travaille à faire avancer la recherche, à sensibiliser la population et à créer un avenir sans SP.

La commandite de Medavie à Vélo SP Québec, combinée aux fonds recueillis par le personnel, a permis de verser plus d’un million de dollars à SP Canada.

« Cet événement va bien au-delà d’une simple randonnée à vélo, déclare Martin. Il y a quelque chose d’incroyablement puissant dans le fait de voir 60 d’entre nous arborer nos chandails de Croix Bleue Medavie. Nous ne faisons pas que recueillir des fonds, nous travaillons à bâtir une communauté au sein de Medavie. »

Quand on lui a demandé ce que signifie pour lui le soutien continu de Medavie et de ses collègues, Martin a souri. 

« C’est très rassurant. Je n’ai pas à m’inquiéter de la façon dont je suis perçu quand j’entre dans une pièce en ayant du mal à marcher. Je sais que mon équipe est derrière moi. »

Diriger avec détermination et innovation, sans oublier la vue d’ensemble

Responsable de plusieurs dizaines de personnes réparties entre différentes équipes, Martin sait à quel point il peut être facile de perdre de vue l’objectif global. Dans un environnement dynamique comme celui des soumissions et des renouvellements, il veille à ce que les tâches quotidiennes soient rattachées à la mission de Medavie, soit d’améliorer le bien-être de la population canadienne.

Martin renforce ce lien en mettant de l’avant les valeurs de Medavie.

Martin dit qu’il s’est toujours senti encouragé à proposer de nouvelles idées au sein de Medavie. Aujourd’hui, un élément clé de son travail consiste à stimuler l’innovation au moyen de solutions comme l’intelligence artificielle et les outils d’optimisation, qui contribuent à simplifier les flux de travail et à mieux servir la clientèle.

Une sélection des risques et une tarification robuste, explique-t-il, nous permettent d’assurer aux clients des renouvellements qui sont justes, ce qui les aide à maintenir leur couverture et à accéder aux soins et aux garanties dont ils ont besoin, quand ils en ont le plus besoin. 

« Lorsque les clients bénéficient de renouvellements à des prix raisonnables, ils peuvent continuer à utiliser leur régime – et ainsi plus de gens ont accès à un soutien et à des services qui améliorent leur qualité de vie. »

Et ce n’est pas tout. « Nous versons également une partie de notre bénéfice net à la Fondation Medavie. Ces fonds sont directement versés à des projets communautaires qui favorisent le bien-être physique et mental de la population. Le cycle est donc complet – de notre travail quotidien à un réel changement dans la vie des gens. »

En tant que gestionnaire, Martin s’efforce de rester positif face aux défis et d’aider les autres à se sentir bien. Et il est convaincu que l’écoute est la clé pour y parvenir.

« Une meilleure écoute m’aide à mieux comprendre ce que vivent mes collègues et à ainsi éliminer les obstacles. »

Jonathan Arbour, vice-président, Actuariat et tarification, a travaillé en étroite collaboration avec Martin et a pu constater l’incidence de son leadership tant sur les employés que sur le rendement. 

« Le style de gestion de Martin est axé sur les gens et sur le progrès. C’est le genre de personne qui fait ressortir le meilleur de son équipe, puisqu’il est toujours ouvert aux nouvelles idées, prêt à écouter et soucieux d’encourager la collaboration. Martin est flexible et accessible, et il a réellement à cœur d’aider les autres à se développer. Il met en place un environnement où chaque personne se sent incluse et responsable, et son optimisme fait en sorte que c’est à la fois inspirant et agréable de travailler avec lui. »

Cet état d’esprit a façonné son rôle au sein du premier conseil de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) de Medavie, qui a jeté les bases d’une culture où tout le monde, tant les employés que les clients, se sent valorisé et respecté. Le conseil aide à orienter nos priorités organisationnelles et nos décisions quotidiennes en créant des espaces où les différentes perspectives sont non seulement prises en compte, mais aussi célébrées.

 

Ses passions : la musique, la famille et la création de liens

En dehors du travail, Martin consacre son temps libre au camping, à la pêche et à la cuisine. Il aime accueillir ses amis et sa famille chez lui pour passer des moments remplis de joie et de musique.

Dans sa vingtaine, Martin jouait de la batterie – cheveux longs et look compris – dans un groupe punk intitulé Premium Plus, un nom inspiré de la populaire marque de craquelins. Il continue encore aujourd’hui de jouer des instruments de percussion à la maison et adore assister à des concerts (The Tragically Hip était un de ses groupes favoris).

La famille demeure au cœur de sa vie. Une des choses qui lui procure le plus de joie, c’est de voir ses filles grandir à ses côtés. Cet été, sa famille a célébré plusieurs grandes étapes : une de ses filles a terminé ses études secondaires et l’autre termine son cégep (collège d’enseignement général et professionnel). À cela s’ajoutait le 50ᵉ anniversaire commun de Martin et de Mélanie, souligné par un voyage mémorable en Espagne et en France.

L’un des moments forts de leur couple a été l’ascension en 2011 du sommet vertigineux du Kilimandjaro, surnommé le « toit de l’Afrique », situé à 6 000 mètres d’altitude, dans le cadre d’une randonnée éprouvante de sept jours.

Malgré l’évolution de sa maladie, Martin continue d’aller au bureau deux jours par semaine pour garder le contact avec ses collègues. À son instigation, la division québécoise de SP Canada, qui n’avait auparavant aucun bureau physique, occupe désormais un espace de travail dans les bureaux de Medavie au centre-ville de Montréal. Pour Martin, c’était un geste simple porteur d’un grand message visant à bâtir une communauté et à offrir du soutien aux personnes qui vivent avec la SP.

 

Se préparer pour l’avenir et vivre pleinement 


Martin continue de vivre avec les symptômes de la SP, notamment des difficultés visibles liées à la marche. L’un des aspects les plus difficiles de cette maladie, c’est son imprévisibilité, explique-t-il. 

« C’est ce qui complique le plus les choses : il n’y a pas de pronostic. La situation peut rester stable pendant des années, ou elle peut totalement changer. On ne peut pas savoir. »

Maintenant atteint d’une paralysie partielle, Martin aborde chaque journée avec réalisme et gratitude.

« On ne peut ignorer l’avenir, mais le passé, c’est le passé – et je choisis de profiter pleinement de ma vie, ici et maintenant. »

Martin n’a aucunement l’intention de ralentir. Il a récemment commencé à jouer au basketball en fauteuil roulant, fidèle à sa passion pour le sport. Et il ne souhaite pas prendre sa retraite de sitôt.

« J’aime ce que je fais et je veux travailler aussi longtemps que possible. »

Et lors de chaque randonnée à vélo, de chaque conversation et de chaque défi relevé, Martin continue à aller de l’avant. Même s’il ne sait pas ce que l’avenir lui réserve, il aborde chaque moment avec gratitude et un profond engagement à vivre pleinement, à s’investir dans son travail et à donner en retour.

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