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Les lauréats et lauréates de la bourse d’études Medavie puisent leur motivation dans leurs expériences personnelles

Voici Bai Cham, Bill Zheng et Maya Gangji, trois étudiants passionnés dont les expériences personnelles liées aux soins de santé les ont amenés à poursuivre le rêve de devenir des professionnels de la santé. Grâce au soutien de la Fondation Medavie, ils se rapprochent de leur objectif d’apporter leur contribution sur le terrain. En racontant leur histoire, Bai, Bill et Maya, lauréats des bourses d’études 2024, espèrent inciter d’autres jeunes à poursuivre leurs rêves.

La période de demande pour les bourses d’études 2025 est en cours. >>

L’histoire de Bai

Depuis son plus jeune âge, Bai Cham a toujours eu à cœur d’aider les autres, une chose qu’il a apprise en observant sa mère.

Lorsque son frère a été atteint d’un trouble cardiaque, ce fut une expérience des plus angoissantes pour sa famille. Malgré la charge émotionnelle de voir son frère à ce point malade, Bai fut marqué par les compétences des médecins qui réussissent à sauver des vies. C’est ce qui l’incita à s’orienter vers la médecine. 

Le frère de Bai est malheureusement décédé, et ce deuil est devenu une autre source de motivation pour lui. Il a donc commencé à travailler sérieusement pour atteindre son objectif de poursuivre des études en médecine.

Bai allait cependant faire face à un autre défi de taille. À 19 ans seulement, il a été forcé de fuir au Canada en tant que réfugié, en laissant toute sa famille derrière lui. Sa mère, qui était maintenant atteinte elle‑même d’une maladie cardiaque semblable à celle ayant emporté son frère, l’a rassuré en lui disant qu’il faisait le bon choix.

« Elle m’a dit : si tu ne peux pas m’aider, va en aider d’autres. »

Dans sa nouvelle collectivité d’Halifax, il est devenu un mentor pour les autres jeunes du refuge où il vivait. Il faisait du bénévolat comme déménageur pour un organisme qui aide les victimes de violence basée sur le genre à trouver un nouvel endroit où habiter.

Lorsqu’il a parlé de son désir de poursuivre des études en médecine, la maison de jeunes qu’il fréquentait l’a aidé à trouver des possibilités de financement. C’est ainsi qu’il a obtenu la bourse d’études Medavie. Cette bourse couvre ses frais de scolarité à l’Université Dalhousie, où il en est à sa première année d’études au baccalauréat ès sciences, ce qui l’aide à vivre de façon autonome et lui permet de travailler dans un établissement de soins de longue durée où il offre du soutien en santé mentale aux résidents et résidentes.

Bai est fier d’avoir franchi cette première étape de sa carrière en cardiologie et est reconnaissant de l’incidence qu’il a jusqu’à maintenant sur les personnes qui l’entourent.

« Bien que j’aie commencé mes études de façon un peu tardive, je sais que certains jeunes me perçoivent comme une source d’inspiration. De me voir poursuivre cette carrière les motive réellement. J’espère qu’ils deviendront également médecins et qu’ensemble nous pourrons créer un monde meilleur. »

L’histoire de Bill

À l’école secondaire, Bill était certain qu’il serait un jour pilote commercial. Dès la fin de sa 11ᵉ année, il fréquentait déjà une école de pilotage. Mais durant l’été précédant sa 12e année, sa mère fut frappée d’une maladie en phase terminale. 

Étant le seul de sa famille à parler couramment l’anglais, il devint la principale personne à communiquer avec le personnel de l’hôpital. Bien que bouleversante, l’expérience lui a appris quelque chose d’important sur le système de soins de santé.

« L’aspect médical des choses était assez clair pour moi. J’avais surtout besoin d’aide sur le plan social et pour m’y retrouver dans le système de soins de santé. Heureusement, les infirmiers et infirmières sur place m’ont offert le soutien dont j’avais besoin. »

Malheureusement, la mère de Bill est décédée peu de temps après. C’est à ce moment qu’il a décidé de devenir lui-même infirmier.

Comme il n’avait pas les crédits nécessaires pour s’inscrire à un programme de soins infirmiers, il a décidé de suivre une formation scolaire supplémentaire. Parallèlement à cela, il devait aider ses grands‑parents sur le plan financier et ne pouvait donc pas prendre part aux activités parascolaires qui font bonne impression dans une demande d’admission à l’université.

Le financement qu’il a reçu de la Fondation Medavie lui a ouvert la voie à de nouvelles possibilités.

« Mes frais de scolarité sont couverts en totalité, je n’ai donc pas à m’en soucier », dit-il. Cela lui permet de consacrer plus de temps à ses études à l’Université de Calgary et à son engagement communautaire.

Aujourd’hui, Bill prend part à l’organisation d’un festival annuel dont l’objectif est de permettre aux personnes victimes d’exclusion sociale de se regrouper et d’avoir du plaisir. Il a également fondé une entreprise sociale qui fournit des emplois aux personnes qui ont de la difficulté à trouver du travail, en particulier celles qui vivent dans un refuge ou qui ont un casier judiciaire. Voici son message à l’ensemble des jeunes : 

« Misez sur vos talents, n’ayez pas peur de prendre la parole et faites valoir vos qualités. Et n’oubliez jamais d’aider les autres à faire entendre leur voix. »

Quand Maya était enfant, sa mère souffrait d’un grave problème de santé mentale et la stigmatisation l’a empêchée d’aller chercher le soutien dont elle avait besoin. C’était difficile pour Maya de voir sa mère si malade, ce qui affectait sa propre santé mentale. Heureusement, une chose l’a vraiment aidée :

« Mon frère et moi passions tous nos étés dans un camp de yoga pour enfants. La méditation et le yoga ont donc pris une grande place dans ma vie. »

Depuis, le yoga l’aide à gérer sa propre santé mentale, et elle avait à cœur d’aider d’autres personnes à en profiter tout autant. En devenant instructrice de yoga certifiée alors qu’elle était au secondaire, Maya a eu une révélation :

« Il existe de nombreuses méthodes de traitement holistique, mais elles ne sont pas appliquées en psychiatrie, dit-elle. Peut-être pourrais-je combiner les méthodes de traitement médical et holistique afin de créer une nouvelle forme de psychiatrie holistique. »

En explorant les cours optionnels offerts alors qu’elle était étudiante en sciences à l’Université de Toronto, elle est tombée sur un programme intrigant qui alliait bouddhisme, psychologie et santé mentale. Ça semblait trop beau pour être vrai.

Au départ, Maya était à bout de ressources puisqu’elle devait travailler pour payer ses frais de scolarité et ses dépenses courantes, tout en étudiant et en occupant différents rôles au sein du conseil étudiant. L’obtention de la bourse d’études Medavie a réellement changé la donne.

« Je n’ai plus à me soucier autant de mes frais de scolarité et je peux me concentrer davantage sur les occasions qui me permettront d’atteindre mes objectifs futurs », dit-elle.

Aujourd’hui, elle est professeure de yoga au sein de plusieurs programmes communautaires, où elle enseigne des stratégies d’adaptation pour aider à composer avec le stress.

Maya n’a que des mots d’encouragement pour les personnes confrontées à des obstacles semblables en matière d’éducation.

« Lorsqu’on a vécu des choses difficiles dans la vie, on peut avoir tendance à vouloir se débrouiller tout seul à tout prix. C’est un mécanisme d’adaptation. Mais tout le monde a besoin d’un peu de soutien de temps en temps. Demander de l’aide peut réellement tout changer, qu’il s’agisse d’une aide financière avec une bourse d’études ou de l’aide d’autres personnes ou de mentors. N’abandonnez pas! »

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